LE GÎTE

Le gîte

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Le gîte

Le gîte

Nombre de couchages

Nombre de couchages

LE MOULIN

Entrée

Entrée

Le Moulin de Tirepeine est situé sur la commune de Subligny et établi sur le cours de la rivière de la Salereine. Son propriétaire propose une passionnante visite commentée lors des Journées du Patrimoine, en Septembre… Ici, le bâtiment principal, qui abrite toute la "mécanique", date du milieu du XVème siècle et a été réhaussé vers 1770. En 1788, le moulin était partie intégrante des possessions du prieuré de Subligny, qui appartenait aux Sœurs Bénédictines de Saint-Laurent de Bourges. Elles firent alors dresser un terrier précis de leurs terres. Le moulin est alimenté par ce bief, long d’un kilomètre, et qui fournit la hauteur de chute nécessaire à son alimentation. Le logis du meunier est établi en aval ; il date du milieu du XIXème siècle.
Les engrenages

Les engrenages

Le moulin proprement dit comporte deux niveaux tous deux accessibles de plain-pied grâce au dénivelé. Ici, l’entrée du niveau supérieur, qui abrite les meules. On distingue que le linteau est fait de plusieurs segments savamment assemblés pour soutenir la charge de maçonnerie sus-jacente. Le niveau inférieur abrite la transmission qui, entièrement reconstruite vers 1850, est en parfait état de fonctionnement. Seule la roue à aube manque, ce qui fait que, malheureusement, le moulin n’est plus opérationnel depuis 1945, date à laquelle il a cessé de fonctionner. Le propriétaire nous montre le système d’entraînement des trois axes de meules depuis l’arbre principal, qui est mû par la chute d’eau, de l’autre côté du mur. Des volants de réglage permettent, outre de craboter ou de décraboter les meules indépendamment, d’ajuster parfaitement leur écartement selon le grain à travailler ; ce dispositif permet également de compenser l’usure des pierres des meules.
Outils

Outils

Gros plan sur les engrenages. Chaque contact est composé d’une roue entièrement métallique, et d’une roue à dents rapportées en bois de cormier. Ainsi, seules les dents de bois, facilement remplaçables, s’usent. La salle des meules. On versait le grain à moudre dans ces trémies en bois, d’où il coulait pour être broyé entre les meules, abritées sous un coffrage en bois. La farine était ensuite acheminée par des vis et des élévateurs vers le grenier, où elle était alors criblée (tamisée). Les clients n’apportaient que la quantité de grain suffisante pour cuire une fournée de pain, car la farine ne se conservait pas. Le moulin était un lieu de convivialité pour les messieurs, un peu comme l’était le lavoir pour les dames… On y rencontrait des gens qu’on ne voyait qu’à cette occasion.
Engrenages 1

Engrenages 1

Les élévateurs étaient composés de godets fixés sur une chaîne, comme aujourd’hui. Par contre, les godets étaient en peau de vessie de porc, facile à former, et particulièrement résistante. Les meules monolithes sont rares. Plus généralement, comme ici, elles sont faites de quartiers de pierre meulière (conglomérat siliceux venant de l’Est de la région parisienne) assemblés et cerclés. Soumises à une usure continue, elles demandent à être régulièrement rafraîchies et retaillées, ce que le meunier fait avec une série de burins et ciseaux spécialement conçus pour cet usage.